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Jean-Christophe PORTES : interview et dédicace

Samedi 08 décembre 2018, de 11h à 13h, et de 15h à 18h, [inkipit] reçoit Jean-Christophe Portes.
Après des études à l'Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur pour la télévision. Les précédentes enquêtes de Victor Dauterive, L'affaire des corps sans tête, L'affaire de l'homme à l'escarpin et La disparue de Saint-Maur ont rencontré un beau succès. Il a remporté le prix du Polar du Festival de Saint-Maur 2018.
C'est à l'occasion de cette séance de dédicace que nous avons interviewé Jean-Christophe :)


Quels liens entretenez-vous avec votre maison d'édition (City éditions) ? Comment travaillez-vous ensemble ?

Vous commencez avec une question délicate ! Mes liens avec City sont plutôt bons, mais il faut dire que la bonne tenue et les retours sur la série « Victor Dauterive » et sur les autres livres n’y sont pas pour rien. En fait je n’ai jamais rencontré l’éditeur, Frédéric Thibaud, mais nous échangeons régulièrement. Il est assez peu interventionniste sur mes textes, ce qui est parfait pour moi ! Il faut dire que je suis moi-même très interventionniste sur mon propre travail : j’ai un petit comité de lecture et je réécris généralement tout avant d’envoyer le livre définitif, ce qui simplifie le travail. 



Comment est né Victor Dauterive, jeune sous-lieutenant de la Gendarmerie Nationale, le personnage récurrent de vos romans policiers, qui mène ses enquêtes dans la France révolutionnaire de 1790 ?

Victor Dauterive est né un peu par hasard, à l’écriture du premier épisode de la série, qui a servi de banc d’essai : cet épisode se passait à la fin de la Révolution, Dauterive était plus âgé et plus mûr. Finalement ce livre-là n’a jamais été publié mais il m’a donné l’idée d’écrire l’histoire autrement : raconter la Révolution en suivant les pas d’un tout jeune homme, qui grandit, mûrit et s’endurcit, un peu à l’image de la France révolutionnaire. Pour incarner encore plus l’époque, j’ai eu l’idée de faire de lui un aristocrate qui adhère aux idées réformistes, ce qui le place face à des choix permanents, et donc le transforme en vrai héros de roman, et pas en simple enquêteur face à des « cas ». 


Comment s'est passée la co-écriture de votre ouvrage "Les enfants du salut » ?

Je connaissais Colette de longue date : je l’ai rencontrée en 2000 à l’occasion d’un tournage, lorsque j’étais jeune journaliste pour « le journal de la Santé » sur France 5. C’est Michel Cymès qui m’avait montré un livre où l’on parlait de l’hôpital Rothschild pendant la guerre. J’ai attendu quelques années, en me disant que cette histoire méconnue méritait un documentaire, finalement réalisé en 2014 pour France 5. Par la suite, j’ai continue à voir Colette, et c’est un jour, lorsqu’elle m’a raconté ses débuts dans la médecine, que j’ai réalisé qu’elle était un vrai personnage de roman. Rien de ce qu’elle a vécu n’était prévu ou prévisible! Mon éditeur a tout de suite accepté l’idée d’un livre. Pendant plusieurs semaine, j’ai donc enregistré des interviews. Ensuite, j’ai tout raconté à la première personne en m’appuyant sur ces interviews, ainsi que sur deux petits mémoires d’une 30aine de page que Colette avait écrits quelques années plus tôt. 

Quels sont vos projets à court terme, à moyen terme ?

A court terme, je vais travailler au plan du tome 5 des enquêtes de Victor Dauterive, car les lecteurs m’en voudraient de devoir attendre 2 ans avant de connaître la suite. Je vais l’écrire pour le sortir à l’automne 2019. Je dois également travailler sur les versions poche de « La disparue de Saint-Maur » et des « Enfants du dernier salut », qui sortiront vers le mois de mai 2019. Je suis également en train de finaliser mon premier polar contemporain, un polar d’aventure qui sort chez JCLattès/Le Masque en mars 2019. Enfin j’ai un programme de salons un peu plus développé ce semestre, avec notamment Quai du polar fin mars, ou mes premières signatures en librairie.  


Et pour être un peu moins sérieux :)) Les 3 choses que vous faites le matin pour démarrer la journée ?

D’abord je coupe mon réveil dont la sonnerie ressemble à une alarme de sous-marin, et dans la foulée j’écoute les nouvelles. Ensuite je prépare le café et troisième chose importante, j’ouvre les fenêtres pour aérer. Vous voyez que ma vie est vraiment hors-normes. Pour parler de travail, je consacre ma matinée à l’écriture, l’après midi est plus consacré à d’autres taches: relectures, etc…

Quand vous prenez des vacances c'est plutôt pour visiter une capitale européenne, une mégapole à l'autre bout du monde ou un voyage itinérant dans des contrées aux paysages sublimes ?

Je dirais que c’est plus pour visiter une capitale européenne, mais plus franchement, mes vacances sont moins exotiques, c’est plus le moment de se retrouver en famille et d’arrêter un peu les horloges. 

Vous êtes plutôt thé ou café ?

Café. Soyons francs et prenons des positions fortes : je n’aime pas cette tendance marketing des fabricants de thé, qui font du thé à la fraise ou à l’orange ou que sais-je... Je suis contre ! 


Pour vous détendre, vous êtes méditation au lever du soleil ou bonne bouffe entre amis ?

Je suis en méditation permanente, c’est très détendant, et je vous assure qu’on peut très bien se passer de lever de soleil. Au contraire, un vrai méditatif sait imaginer les soleil même au fond d’une cave en plein hiver. Sinon une bonne bouffe entre amis, je ne suis pas contre.  

Quel livre a le plus marqué vos lectures d’enfant ?

Je n’ai pas de réponse, car je lisais absolument tout ce qui me tombait sous la main. Ce serait un peu tricher ou orienter la réponse que de citer un livre ou un autre.

Quel est votre livre "Madeleine de Proust", celui qui ne quitte jamais votre table de nuit ?

Là encore je n’en ai pas vraiment. Je relis très régulièrement Maupassant, ou Simenon, Molière, Labiche, Pagnol, pas forcément un livre ou une pièce, juste des extraits, pour la musique. Je lis très régulièrement aussi des extraits de « Ecriture, mémoire d’un métier » de Stephen King, qui parle de de l’écriture, ainsi que « Mes secrets d’écrivain » de Elisabeth George. Dans le même genre il y a ainsi « mes dix secrets d’écriture » de Elmore Léonard, qui commence par : ne commencez jamais un livre par la météo, fuyez les prologues, chassez les adverbes et n’utilisez que le verbe « dire » pour accompagner un dialogue.

Et celui que vous lisez en ce moment ?

En ce moment je lis les mémoires de Barras, l’homme politique important du Directoire. Je vais entamer « le silence des Agneaux » de Thomas Harris. J’ai fini « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, et j’ai du mal à m’en remettre!  


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