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L’éditeur… un chercheur d’or…

A l’heure où tout un chacun se pense écrivain, et qui pour contourner l’éditeur qu’il n’arrive pas à convaincre de publier son manuscrit, s’autoédite, parfois même par l’intermédiaire des services d’Amazon, pousse les portes des librairies en demandant une séance de dédicace, et qui devant un refus, bien qu’ argumenté, fustige le soi-disant manque d’ouverture des éditeurs et de libre arbitre dans leur assortiment des libraires, nous avons eu envie de mettre en avant dans des billets, des maisons d’éditions dont nous aimons la ligne éditoriale et des éditeurs dont nous respectons le travail, indispensable à la qualité de la production littéraire. Des éditeurs dont nous comprenons les choix, et apprécions le travail… aujourd’hui, parlons des éditions GAIA.

Le logo actuel est une rouelle d'art populaire. Sa rondeur est là pour rappeler GAÏA, la déesse Terre des anciens Grecs

La rencontre avec le roman qui nous a fait découvrir les éditions Gaïa s’est faite par hasard, un jour que je déballais un énième carton de nouveautés, comme il en arrive chaque semaine, contenant des dizaines d’ouvrages. Je m’en souviens, il s’agissait de « Les plus belles mains de Delhi », de Mikael Bergstrand, auteur suédois, traduit par Emmanuel Curtil, paru en mars 2014. Je l’ai saisi du carton, au milieu de tous les autres titres, sa couverture a attiré mon regard, je l’ai retourné, lu la 4ème de couverture. Il m’a fait de l’oeil… Je l’ai mis de côté, ajouté à ma pile de livres sélectionnés pour lecture. Et j’ai été séduite. J’ai aimé l’histoire, l’ambiance, l’écriture, l’humour… je m’arrête là, le but n’étant pas de faire un article sur ce livre.


Bien sur, je l’avais sélectionné le mois précédent. Chaque mois, nous recevons le programme des parutions du mois suivant, des ouvrages édités par les éditions Actes Sud et ceux qu’elles distribuent. Car Actes sud représente ses propres publications mais se fait également le porte-parole d’autres maisons d’édition qui s’appuient sur elles pour faire connaître leurs titres et espérer les voir sur les tables des libraires. A ce propos, j’ai beaucoup de respect pour le travail qu’effectue la représentante d’Actes sud, Nolwenn Vayssié, qui malgré sa 100taine de libraires qu’elle conseille, prend le temps chaque mois de venir nous voir, en tête à tête, pour éplucher avec nous ce programme de nouveautés. Plusieurs dizaines de pages, plusieurs dizaines de livres, avec leur résumé… ce qui donne lieu à un échange entre nous sur ce qu’il nous plairait d’avoir en librairie.


J’avais par conséquent, sans doute, sélectionné « Les plus belles mains de Delhi » sur son résumé, mais sans en attendre plus, en me disant, prenons le, on verra bien quand on le recevra. Parfois, on renvoie les livres qui ne nous ont pas convaincues et parfois c’est une histoire sentimentale qui démarre… nous avons aimé, conseillé et vendu une 100taine d’exemplaires grand format et format poche confondus. Aujourd’hui encore, il y en a toujours 3 exemplaires en rayon, il continue de vivre…


Les éditions Gaïa ont leur siège en Nouvelle Aquitaine, à, Montfort-en-Chalosse.

L’équipe est composée de Susanne Juul (co-fondatrice, directrice, responsable éditoriale domaine nordique), Bernard Saint Bonnet (co-fondateur), Evelyne Lagrange (responsable éditoriale domaines français et serbo-croate, fabrication, relecture-correction), et Marion Lassalle (responsable communication). http://www.gaia-editions.com


Gaïa Editions avait initialement pour projet d'emmener ses lecteurs faire le tour de la Terre (Gaïa, pour les Grecs) par les livres. Vaste programme d'exploration de la littérature étrangère, ou de l'ailleurs. Ils n’ont pas renoncé au projet mais l'ont recentré, pour ne pas se disperser, et pour approfondir les domaines qui font aujourd'hui leur spécificité : la littérature scandinave, la littérature serbo-croate, un domaine français en développement et quelques incursions en littérature anglophone.

« Pendant bien trop longtemps, lorsqu’on évoquait la littérature scandinave, les images qui venaient à l’esprit des lecteurs français évoquaient des paysages certes magiques mais rudes, impitoyables, aux habitants aussi sombres que la nuit polaire. Une littérature déprimante en somme. La création de Gaïa éditions, il y a quinze ans, s’est voulue le poil à gratter de ces clichés bien ancrés. Et c’est avec la publication de Jørn Riel et de ses truculents Racontars arctiques que tout a commencé. Depuis, Gaïa, ce sont des romans qui font voyager, dans le monde comme dans la tête, de grandes sagas, des personnages que l’on peut prendre le temps de connaître, d’apprivoiser, de suivre tout au long de leurs aventures… Mais ce n’est pas là une caractéristique propre aux romans du Grand Nord, et si beaucoup de nos auteurs sont scandinaves, au catalogue de Gaïa on en trouve bien d’autres qui nous viennent des Balkans, du Nigeria, d’Allemagne, des Etats-Unis… sans oublier les Français bien sûr ! »


Parmi les auteurs que nous vous incitons à découvrit parce que nous les aimons :


En polar (médiéval) : les romans d'Indrek HARGLA, estonien, traduit par Jean Pascal Ollivry

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=thXHBYgN-bQ#action=share



En roman d’anticipation : L’île de Sigríður Hagalín Björnsdóttir, islandais, traduit par Eric Boury


En littérature étrangère : « Le mec de la tombe d’à côté », suédois, traduit par Lena Grumbach et Catherine Marcus de Kararina Mazetti et tous ses romans


En roman jeunesse : « Les cousins Karlsson » de Katarina Mazetti


Et beaucoup beaucoup d’autres titres !